Ce qu'il faut prévoir pour une première nuit en bivouac dans les dunes

Ce qu’il faut prévoir pour une première nuit en bivouac dans les dunes

Le sac est resté dans le coffre du 4×4, la polaire roulée tout au fond. Vers dix-sept heures, au pied des dunes, personne n’y pense : le sable est encore tiède, on marche pieds nus, on grimpe sur la première crête pour photographier les ombres qui s’allongent. Une heure après le coucher du soleil, on fouille les coffres à la lumière du téléphone. C’est l’une des erreurs les plus courantes lors d’une première nuit en bivouac dans le désert marocain, et elle tient moins à ce que l’on a emporté qu’à l’endroit où on l’a rangé.

Le froid arrive avec l’ombre, bien avant la nuit noire

Le sable perd très vite la chaleur emmagasinée dans la journée. Dès que le soleil passe derrière les crêtes, la température chute, et l’air sec accélère le mouvement : sans humidité ni nuages pour retenir la chaleur, le sol la rend au ciel toute la nuit. Le moment le plus froid survient en général juste avant l’aube, précisément quand on sort de la tente pour assister au lever du jour.

La parade ne passe pas par une grosse doudoune achetée pour l’occasion, mais par des couches que l’on ajoute au fil de la soirée : un haut à manches longues, une polaire, une veste coupe-vent et un bonnet, souvent oublié alors qu’il rend plus de services qu’un second pantalon. Pour dormir, même si l’organisateur fournit couvertures ou duvets, un drap de sac, le « sac à viande » des randonneurs, apporte un peu de chaleur et beaucoup d’hygiène. Gardez enfin une paire de chaussettes sèches réservée à la nuit : celles de la journée, humides de transpiration, refroidissent les pieds en quelques minutes.

Le sable s’infiltre dans tout ce qui reste ouvert

Le sable des dunes, très fin, se soulève au moindre souffle. Il se glisse dans les fermetures éclair, les charnières de lunettes, les prises de charge des téléphones. Un sac laissé entrouvert pendant le dîner en garde la trace jusqu’à la fin du voyage, au fond de chaque poche.

Quelques habitudes limitent les dégâts. Les sachets à fermeture zip protègent le téléphone, les papiers et la batterie externe ; un étui rigide évite de rayer les lunettes de soleil. Les porteurs de lentilles ont intérêt à repasser aux lunettes pour la soirée : un grain sous la lentille, loin d’un lavabo, gâche une nuit. Si vous emportez un appareil photo à objectifs interchangeables, changez d’optique à l’intérieur du véhicule ou sous la tente, jamais en plein vent sur une crête.

Pieds nus en fin d’après-midi, chaussures fermées le soir et au petit matin : des baskets que l’on enfile sans les lacer suffisent, à condition de les secouer avant de les mettre.

Un petit sac pour la soirée, le reste dans le véhicule

Le plus simple consiste à préparer un petit sac séparé, bouclé avant d’arriver au camp, qui contient tout ce qui servira entre le dîner et le départ du lendemain. Sur un circuit itinérant en 4×4, où l’on rejoint le bivouac par la piste en fin de journée, ce rangement se prépare dès le matin. C’est une habitude à prendre avec ce format de voyage en convoi, tel que le propose Caravanes Aventures dans le Sud marocain : chaque équipage conduit son propre 4×4, et une fois le moteur coupé, personne n’a envie de vider le coffre dans le noir pour retrouver un bonnet.

On y glisse en général :

  • une lampe frontale, si possible avec un mode rouge qui n’éblouit pas les voisins de tente ;
  • la couche chaude, le bonnet et les chaussettes de nuit ;
  • une gourde pleine, car l’air sec déshydrate même quand on n’a pas chaud ;
  • une trousse de toilette réduite, avec lingettes et mouchoirs ;
  • une batterie externe chargée, l’électricité n’étant jamais garantie dans un camp.

Pourquoi le lever du soleil vaut la peine de sortir du duvet

Le coucher de soleil rassemble tout le monde sur la même crête, souvent la plus proche du camp. Le lever est plus discret et, pour qui aime la photo, plus intéressant : la lumière rasante creuse chaque ride du sable, les traces laissées pendant la nuit par les scarabées ou les petits rongeurs sont encore nettes, et la fraîcheur rend la montée facile. Partez tôt : dans le sable mou, une pente se gravit bien plus lentement qu’il n’y paraît d’en bas.

Entre les deux, il y a le ciel. Loin de toute ville, la Voie lactée se voit à l’œil nu les soirs sans lune. Si vous avez le choix des dates, un coup d’œil au calendrier lunaire vous dira à quoi vous attendre : un ciel saturé d’étoiles autour de la nouvelle lune, ou des dunes assez éclairées pour marcher sans lampe autour de la pleine lune. Ce ne sont pas les mêmes nuits, et elles ne se photographient pas de la même façon.

Un dernier conseil, que l’on ne retient souvent qu’après l’avoir ignoré une fois : repérez votre tente avant la tombée du jour. En plein jour, les tentes d’un camp se ressemblent déjà ; à deux heures du matin, elles deviennent identiques. Posez devant l’entrée un objet reconnaissable, une serviette de couleur par exemple, et faites une fois, tant qu’il fait clair, le trajet jusqu’aux sanitaires du camp.

Newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter et recevez en exclusivité nos derniers conseils et astuces pour aménager votre jardin !

Nos autres articles